Se libérer enfin de ses mauvais parents

Se libérer enfin de ses mauvais parents
Saturday 01 December 2007

Bonsoir Alice et Brigitte,

Je m’étais déjà tournée vers vous voici quelques temps, lorsque je me débattais avec ma culpabilité de ne plus pouvoir supporter mes parents.

Comme beaucoup de ceux et celles qui vous écrivent, j’ai surtout été victime de violences psychologiques, humiliations, plus des maltraitances physiques autour des soins que me prodiguait ma mère pour mon eczéma. J’ai grandi dans cette ambiance malsaine, ma mère étant perverse, mon père s’arrangeant pour ne rien voir, et depuis quelques années, prenant activement le parti de sa femme.

J’ai eu la chance d’avoir une grande soeur qui m’a toujours soutenue, puis de rencontrer l’homme qui partage ma vie et de mettre au monde deux enfants qui sont aujourd’hui adolescents et avec qui je peux vivre des relations enrichissantes, tellement différentes de ce que j’ai connu.

Pendant des années (j’ai presque 40 ans), j’ai continué à encaisser les humiliations et les méchancetés à chaque fois que je les voyais parce que je n’étais pas capable de me révolter contre eux. Mais depuis plus d’un an, c’est fini. Ils sont allés un tout petit peu trop loin, et j’ai dit stop. Comme tout espoir de se comprendre s’était envolé depuis longtemps (puisque par définition, ils ont raison et que je suis trop ingrate pour comprendre tout le bien qu’ils me veulent), j’ai choisi de rompre toute relation avec eux.

Nous sommes en décembre, et habituellement, à cette époque de l’année, j’ai une boule dans le ventre en pensant à No?l, cause de problèmes sans fin avec eux. Pour la première fois de ma vie, je suis heureuse de voir arriver No?l. En effet, je ne les verrai pas cette année, je ne leur parlerai pas au téléphone et je ne recevrai pas de petit mot acerbe de leur part.

Je me sens libre et heureuse. Soulagée de pouvoir vivre tout simplement, de pouvoir respirer sans craindre qu’ils ne me le reprochent, de pouvoir me réjouir de voir le reste de ma famille sans arrière pensée. Cela fait un bien immense, et j’avais envie de dire à toutes les personnes qui vous écrivent, que OUI, on peut aller mieux un jour. Mon fils a eu cette très belle phrase : “je leur suis reconnaissant d’une chose, c’est de t’avoir faite”. Oui, il a raison, je peux leur être reconnaissante de ?a, mais c’est tout.

Je souhaite à tous ceux qui vous écrivent, vous lisent, et à vous aussi bien s?r, de belles fêtes de No?l, heureuses, car nous le méritons tous.

Bien à vous,

Réponse de Brigitte:

Bravo de vous être offert le plus beau cadeau de No?l, sortir de la dépendance des mauvais traitements de vos parents, ils ne pouvaient que vous gacher votre vie, votre dynamisme et tous vos plaisirs.
Quand vous dites: “Ils sont allés un tout petit peu trop loin, et j’ai dit stop”, ils sont toujours allés aussi loin, mais c’est dans votre changement que vous avez trouvé la force de ne plus l’accepter. Je vous félicite et vous souhaite de savourer les joies de votre liberté bien méritée. BO