Lacher les illusions

Lacher les illusions
Wednesday 30 December 2009

Bonjour,

Le père de mon fils est parti le jour de ses 5 ans, après le repas d’anniversaire. Après une énième dispute (sans cris), je lui ai dit que nous ne pouvions plus vivre ainsi.Il est parti, mais la séparation avait eu lieu bien avant : il avait rencontré une autre personne, mais cela je ne le savais pas encore. Les 10 ans que nous avons passé ensemble ont été difficiles : je l’aimais, j’étais jeune et je pensais qu’il changerait. Grossière erreur : comme il était il est resté : macho, radin et sans empathie aucune. Il ressemblait beaucoup à mon père. J’ai eu moi-même une enfance pas facile : un père violent, une mère dépassée par le nombre de ses enfants, moqueuse et centrée uniquement sur ses besoins et envies, se moquant souvent de ma sensiblité, de mes cheveux plein d’épis et me mon caractère rebelle . J’ai été ballottée à droite et à gauche, en centre pour enfant asthmatique à presque 5 ans, en famille d’accueil jusqu’à 8 ans. Puis de nouveau avec ma mère. Vers 10 ans, ma mère ayant trompée de nouveau mon beau-père, j’ai habité pendant 2 ans avec mon père. Mes frères et s?urs étaient avec moi. La rupture a été violente : ma mère a été battue par mon beau-père et son frère. Je l’ai vu gisant à c?té du panier à linge sale, c’était horrible. Mon beau-père a appelé mon père et lui a dit de venir nous chercher. Chez mon père, j’ai servi de bonne à sa belle-fille. Son beau-fils a essayé d’abuser de moi à 11 ans mais je me suis défendue. La belle-fille ma mis une claque, mais j’étais tellement en fureur que je l’ai menacé de m’enfuir. Elle a eu peur que mon père ne le sache et elle a essayer de me donner des calmants, mais cela n’a pas marché. Au moins elle m’a foutu le paix et je suis partie de sa maison où je servais de bonne à tout faire : ménage, repas, changer et baigner les enfants qu’elle avait eu en douce avec mon père. on père avait une boulangerie, et là, j’ai servi de vendeuse, j’avais 11 ans. Il ne m’a jamais acheté de vêtement, en grandissant mes jupes m’allaientplus court. Il disaint qu’il fallait faire la soupe pour les cochons (nous en l’occurence) et qu’il fallait travailler. Version moderne de cosette. . Ma colère et ma révolte m’ont servi à me défendre. 2 ans après ma mère et venu me rechercher, mon père a tenté de nous tuer avec un révolver. Je passe les détails qui sont sordides. Dans tout cela j’ai réussit à grandir, livrée à moi-même.J’ai pris conscience rapidement de l’anormalité de cette situation, mais ma quête d’amour était la plus forte. Jusqu’au jour où j’ai été mère. J’ai rencontré le père de mon enfant, et à 29 ans mon fils est né. Mais le choix de mon compagnonn’a pas été judicieux, j’étais malheureuse et il ne me respectait pas. C’était insuportable. Je me suis battue pour arranger les choses, mais rien de changeait. La séparation était inéluctable. En même temps que mon enfant grandissait, je me suis affranchie de mes parents.La rupture avec mon compagnon é été le détonnateur Mes yeux se sont ouverts, avec douleur mais ils se sont ouverts. Je ne me sens pas coupable de ne plus les voir. Si mes enfants veulent voir leur grand-mère , ils font comme ils veulent, mais moi je ne me sens aucune obligation. Tous mes problèmes de santé ont disparu depuis : asthme, urticaire. Et comme je me sens libérée de n’avoir plus aucune obligations envers mes parent !. Mais je vous écris pour mon fils. Il a maintenant 18 ans. Depuis 3 ans, ses notes scolaires sont en dent de scie : félicitation en première et avertissement au premier trimestre de terminale. Avec beaucoup de patience et de discussion, j’ai enfin compris pourquoi il agissait ainsi. Parfois, il n’a plus la force de travailler et il se laisse aller. Les notes dégringolent. puis il a peur et se remet à bosser et cela repart : les notes remontent. Moi je lui fais confiance, et comme il vient d’avoir 18 ans, je ne surveille plus son travail scolaire. il m’a demandé de vérifier ses devoirs le soir, il a besoin en fait que je m’intéresse à lui. Nois avons décidé que mon mari vérifierai ses devoirs le soir, et c’est ce qu’il veut. Il me dit que le problème ce n’est pas moi ….. Nous avons réussit à parler, et il pleurait. Nous avons évoquer son enfance, la sépartion avec son père, et ppur une fois, il n’a pas fuit et m’a dit ce qu’il ressentait. Il ne veut pas que je parledes notes à son père. Il me dit que sont père va lui dire ? qu’il est con ? etc.. et ne va plus lui parler comme il y a 2 ans. Régulièrement, il le punit en ne l’appelant pas si mon fils fait une chose qui ne lui convient pas. Il me dit qu’il n’est pas prêt à affronter son père, et qu’il préfère mentir ou bien des ? miettes ? de son amour plut?t que rien. Plus tard, lorqu’il aura son bac il lui dira. Pour l’instant c’est trop t?t. Je suis remariée depuis 10 anst j’ai un gentil mari, affectueux et à l’écoute ainsi qu’une une petite fille. Mon mari s’entend très bien avec mon fils, ils ont des liens très tendres. Mon fils qui n’est pas très démonstratifs lui fait ? des calins ? assez souvent. Surtout quand il est en difficulté. Il n’a pas de contact physique tendre avec son père et il compense je pense. Ma question : dois-je ne rien dire à son père au sujet de ses notes scolaires, comme mon fils me le demande ? je ne me sens pas de la trahir ou de l’obliger à quoi que ce soit. Il connait le chemin que j’ai parcouru pour me libérer de mes parents, mais pour lui cela semble ne pas être possible actuellement. J’aime mon fils et je sais que je ne pourrai pas lui éviter la souffrance qui vient avec la conscience. Mais comment l’aider ? Votre vision des choses est très juste, et vos écrits mon aider à trouver mon chemin et a me libérer. Mes blessures sont restées sensiblesn mais je peux avancer maintenant sans culpabilité, en me donnant le droit d’être ce que je suis, et peut importe si cela ne plait pas. Cela n’a pas toujours été le cas.
Merci pour votre travail , pour les témoignages que vous mettez à disposition?

Merci pour votre réponse

Réponse de Brigitte :

Parler de la vie scolaire de votre fils à son père serait pour vous, garder l’illusion qu’il puisse être empathique avec ce qu’il se passe réellement pour lui. Quand vous n’attendrez plus que cet homme puisse devenir un père compréhensif et aidant pour son propre fils, vous ne vous poserez plus cette question. BO