La préparation à l’accouchement

La préparation à l’accouchement
Saturday 25 August 2007

je suis sage-femme,j’attire l’attention des parents sur la nocivité des fessées,claques,tapes sur les enfants. je donne aux parents une fiche avec les coordonnées des livres d’isabelle filliozat “au coeur des émotios de
l’enfant” et celui d’olivier maurel “la fessée”. bien-sur, j’en discute avec les parents. seulement je suis trés critiquée car ce ne serait pas le bon moment pour en parler.trop intrusif, trop agressif, à un moment où les
femmes sont fragilisées par l’accouchement et la venue de ce bébé. par ailleurs j’ai été victime d’inceste avec ma soeur ainé par mon pére. ma fille a été violée par le fils de ma soeur pendant 3ans alors qu’il vivait
chez nous. aprés la mort de mon mari,mes belles-filles- nées d’un premier mariage- m’ont révélé que mon mari les avait agressées sexuelement alors que je vivais déjà avec lui et que les filles étaient chez nous (leur
mère étant partie en inde). j’ai deux filles avec mon mari qui m’ont dit ne pas avoir été agressées par mon mari, leur père. je ne vois plus mes parents ni ma soeur ni mon frère.ma fille a porté plainte contre mon neveu, il a nié, le procureur a fermé le dossier.
mes collègues, le personnel de la maternité, connaissant mon histoire me trouvent excessive, à la limite folle et me reproche de parler de fessées aus mères. je trouve que si l’on demande à quelqu’un si il a subi des agressions sexuels ou bien si on parle des fessées et de la violence ordinaire éducative faite aux enfants on est immédiatement stigmatisé intrusive, violente.moi j’ai le sentiment que l’on protège les parents. je pense
que si on n’est pas prête à le dire , on ne le dira pas. en revanche , poser la question c’est reconna?tre que cela existe et proposer une écoute empathique. je vais voir une thérapeute, je lui ai demandé d’aller sur votre
site. elle ne l’a pas fait. je continue d’aller la voir.je sais ce que vous pensez seulement concrètement on ne peux pas traverser la france pour trouver le bon thérapeute. je suis trés attentive à ses paroles et refuse toute
défense de mes parents. je ne sais pas si c’est la bonne solution mais je n’en ai pas d’autres. qui avez-vous trouvé, vous , pour vous retrouver? moi, je pense que si l’on est vigilante ,si l’on fait confiance à ses émotions, on peut y arriver. pouvez-vous me répondre? c’est aussi difficile de vous écrire et de ne pas avoir de réponse. cela précipite dans cette enfance où on n’était pas entendu. mais je comprends que pour vous c’est impossible de répondre à toutce courrier. je voudrais surtout que vous me répondiez sur l’opportunité de parler
de la violence sur les enfants aux parents pendant leurs séjours à la maternité et de parler d’inceste et d’attouchements sexuels avec les femmmes enceintes ou nouvellement accouchées.
merci

AM: Pour une personne qui ne veut pas du tout conna?tre la vérité il n’existe jamais de bon moment pour attirer son attention sur ce sujet. Mais pour les autres, je pense, au contraire, que le temps de l’accouchement peut être le meilleur moment pour aborder le sujet d’abus sexuel parce que beaucoup de femmes sont bloquées justement à ce moment là par les souvenirs traumatisants et refoulés de leur enfance.