La fatigue de l’enfant

La fatigue de l’enfant
Monday 27 August 2007

Respecter son corps.

Je lisais les nouvelles lettre de victimes de maltraitances sur votre site et la lettre:
“Hormonal imbalance due to fear? Saturday August 25, 2007” m’a fait revenir en mémoire à quel point mes grands parents chez qui j’ai été gardé et élevé ne respectaient pas mon corps, le corps de l’enfant, ainsi que
les besoins du corps.
Le corps de l’enfant est sa propriété. Je ne comprenais pas bien en quoi les maltraitances pouvaient rendre le
corps malade malgré le fait que je n’avais aucune doute sur ce point, et j’ai compris en pensant à ma grand mère, à son éducation sévère et aux problèmes qu’elle avait avec son corps, que les parents qui maltraitent leur enfant ne respectent pas son corps, ils refusent de voir le corps de l’enfant et ses besoins.
Les enfants de ma grand mère qui ne nient absolument pas qu’elle ne savait pas bien s’occuper d’enfants, même si ils ne voient pas l’étendue des conséquances de ses actes, m’ont dit qu’ils l’avaient toujours connus
avec des problèmes aux jambes, des varices qui la faisaient beaucoup souffrir, elle ne pouvait réellement presque plus marcher, ?a me fait penser que son corps voulait peut-être lui dire que ?a ne pouvait pas marcher, que ?a ne pouvait pas aller, que ?a n’allait pas.
Je vous parle de ma grand mère parce qu’il m’est revenu à quel point il était visible, même ses enfants le disent, qu’elle ne connaissait pas son corps elle le niait à un point inimaginable, elle croyait même qu’il était
possible de déplacer des objets par la pensée, on voit bien à quel point elle ne connaissait pas son propre corps, elle avait appris dans on enfance à le nier, à ne pas sentir son propre corps, elle avait l’impression de ne
pas avoir de corps. Elle était très croyante, très chrétienne, même si les enseignements de jésus sur les enfants ne semble pas l’avoir vraiment marquée, la religion comme la psychanalyse ne tient pas compte du corps ou accuse celui ci de tous les maux, d’être sale, mais c’est encore pour ne pas voir les véritables causes des souffrances.
J’ai aussi remarqué comme on confond souvent énergie et violence, on m’a privé de mon énergie (c’était une punition) et ensuite on disait que je ne faisais rien, que j’étais difficile. Les maltraitances, qu’elles soient physiques ou psychologiques, privent l’enfant de son énergie, c’est pour ?a qu’on dit ensuite que l’enfant est
difficile, parce qu’il n’a plus d’energie pour satisfaire ses besoins et celui des autres qui l’exploitent.
Je pensais aussi à un malentendu, que vous avez sans doute rencontré, en effet certaines personnes lorsqu’on parle de maltraitances croient qu’on s’interesse aux maltraitances, mais ce n’est pas le cas, je ne m’interesse
pas aux maltraitances et à leurs causes en elles mêmes, mais seulement je sais que le fait d’en parler peut permettre de s’en rendre compte et de les éviter.

AM: Oui, vous avez raison, si on ne conna?t pas son propre corps, on ne peut pas respecter celui de l’enfant et on le forcera à supprimer ses besoins corporels et émotionnels. C’est exactement cette suppression qui consomme toute l’énergie chez l’enfant et cause sa fatigue qui s’installe ensuite chez l’adulte s’il n’arrive pas à se libérer (par la RAGE ) du dictat atroce de ses éducateurs.